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Les ventes de cannabis dans l’UE génèrent 13 milliards de dollars pour les gangs criminels

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Les Européens ont dépensé au moins 11.6 milliards d’euros en 2017 dans des achats illégaux de cannabis, confirmant ainsi que la marijuana est le plus grand marché de drogue des 28 pays de l’Union européenne, a annoncé mardi l’agence anti-drogue de l’Union européenne, rapporte l’agence Reuters*.

Dans son rapport annuel, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) a déclaré que le marché global des stupéfiants dans l’UE représentait au moins 30 milliards d’euros en 2017, contre 24 milliards en 2013.*

Le marché mondial des drogues illicites est estimé entre 426 et 652 milliards de dollars, a déclaré l’agence, avertissant que ses estimations concernant le marché de l’UE étaient prudentes.*

Les ventes illégales de cannabis herbale et de sa résine représentaient 39% du marché de la drogue de l’UE, en hausse par rapport à 38% en 2013, les recettes des organisations criminelles dépassant de loin celles des marchés légaux.*

Les données de l’industrie montrent que les magasins de marijuana en Californie, le plus grand marché légal de cannabis au monde, ont généré des revenus d’environ 2.5 milliards de dollars l’année dernière.*

Le cannabis consommé dans l’UE y est de plus en plus produit.*

La résine importée provient principalement du Maroc, tandis que l’Albanie est un exportateur clé de cannabis herbale, a indiqué le rapport, avertissant que les prix et la puissance augmentaient.*

La cocaïne est la deuxième drogue illicite la plus consommée dans l’UE, avec un chiffre d’affaires d’au moins 9 milliards d’euros en 2017, alors que le marché de l’héroïne dépassait 7 milliards d’euros.*

Cela reflète des niveaux élevés de production aux niveaux mondial et européen, la production de cocaïne en Amérique du Sud et la fabrication d’héroïne en Afghanistan étant estimées à des niveaux historiquement élevés, a déclaré l’agence de l’UE.*

Les groupes du crime organisé empochent d’énormes revenus, alimentant la violence et la corruption, a indiqué le rapport.*

Certaines recettes vont également à des organisations militantes, a indiqué le rapport. Des recherches ont montré que les stupéfiants étaient une des principales sources de revenus pour des groupes tels que Boko Haram en Afrique de l’Ouest, l’État islamique et Al-Shabaab en Somalie.*

Il a également mis en garde contre des méthodes de blanchissage de plus en plus sophistiquées, notamment les crypto-monnaies.*

Le bitcoin reste la monnaie virtuelle la plus populaire des criminels, mais certains États de l’UE ont décelé une utilisation croissante des monnaies garantissant un plus grand anonymat, notamment Monero et Zcash, a indiqué le rapport.*

Il a également rappelé les risques de blanchiment de capitaux posés par les billets de haute valeur nominale, notamment les billets de 200 et 500 euros, qui sont utilisés par les passeurs de fonds pour faire passer en fraude de l’argent sale.*

En raison d’inquiétudes face à la criminalité, le billet de 500 euros n’est plus émis par la Banque centrale européenne, mais a toujours cours légal, car les pays qui aiment l’argent, comme l’Allemagne, préfèrent ne pas le proscrire.*

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